L’Aérodrome du Gallion

Appelé le 17ième aérodrome construit par les américains, en 1943 la 1ère compagnie aérienne P.A.A Américain Airval.

1 tour de contrôle en bois

1 station radio diffusant des messages en morse et recevant la position des avions

l’aérophare est construit pour l’aide à l’aviation

1949 les français sont autorisés à se poser avec Air France

1950 la compagnie Cruzeiro do Sul s’implante

1954 départ des américains qui laisse l’aérodrome à l’aviation civil

 

 

Le premier hydravion en 1919

C’est le 12 octobre 1919 que commence l’histoire de l’aviation guyanaise. Le premier hydravion venant de Saint-Laurent, piloté par Bourillon, survole la place des Palmistes. Il se posa sur la mer derrière le Palais du Gouverneur. Les bureaux de la société TAG (Transports Aériens Guyanais) dirigés par le Capitaine de corvette Dutertre, se tiennent à Saint-Laurent du Maroni. Le siège social se situait 13, rue Notre Dame des Victoires à Paris.

Ce service aérien, le premier qui vit le jour en Guyane, s’effectuait sur la côte et à l’intérieur de la Guyane. L‘hydravion amerri sous les acclamations de la foule. Le montant des subventions accordées à la société était de 700 000 francs de la France et 30 000 de la Guyane. Les premiers mois, les affaires semblent destinées à prospérer.

Enter Cayenne et Saint-Laurent, les vols s’accomplissent assez régulièrement et le voyage dure environ deux heures ; il y a même des vols que l’on effectue jusqu’à l’Inini, affluent du Maroni, où un amerrissage est aménagé. Ces vols durent au plus deux heures pour gagner les centres aurifères alors que suivant les saisons on pouvait prendre 20 à 23 jours de canotage harassant.

Samuel LUBIN (Edgar NIBUL) notre célèbre compositeur dans une de ces chansons raconte qu’un hydravion parti de Saint-Laurent avec un seul passager, un chinois qui se rend à Macouria, rencontre un vent arrière qui le bouscule tant et si bien qu’il est obligé de se poser à Iracoubo.

La prospérité de la société TAG continue à mûrir et en 1921 elle fait l’acquisition de deux autres appareils neufs construits aux usines Berliet. Malheureusement la situation se gâte, les pilotes et les mécaniciens peut être mal encadrés ou mal contrôlés ne jouent pas le jeu et ne sont pas disciplinés. Ils semblent désintéresser à leur métier et il arrive souvent que les hydravions s’envolent avec des réservoirs qui n’ont pas bien fait le plein de carburant.

Il arrive souvent que les radiateurs des appareils n’aient pas suffisamment d’eau, que les bougies  des moteurs n’étaient pas nettoyées, ce qui entraîna des conséquence grave puisque des accidents se produisent. C’est d’ailleurs durant un voyage qu’une partie du plancher d’un hydravion se détache en plein ciel.

L’irréparable survient un matin, un appareil s’engloutit dans le Maroni avec son pilote. C’est donc la fin du beau rêve et la société TAG cesse ses activités. Les vols pourtant très appréciés desservaient Cayenne/Saint-Laurent, Cayenne/Oyapock, Cayenne/Paramaribo, et Cayenne/Georgetown.

Après l’échec des Transports Aériens Guyanais en 1921, il faudra attendre sept ans pour parler à nouveau d’aviation car c’est en avril 1928 qu’un terrain préparé à l’avance à 8 km de Cayenne, reçoit un avion avec un équipage venu étudier la possibilité d’installer une base aérienne en Guyane. Elle permettra la création d’une ligne reliant le Venezuela, Natal, Les Antilles, les Açores et la France pour destination finale.

Cet avion se pose de façon correcte sur ce terrain de fortune et sans perdre une minute, les deux pilotes, le radio, et le mécano se rendent sur Cayenne. Pendant près de deux semaines ces messieurs se ruinent en festins et autres chahutages dans les rues de Cayenne. Au moment de repartir le décollage est tellement folklorique que l’avion se casse sur le sol ; les guyanais se désolent. En 1929 un splendide hydravion souple et puissant se pose à la pointe de Macouria. C’est un appareil de 25 places de la Pan Américan Airways qui vient de Miami et se rend à Belém d’où un relais amènera à Natal, la Poste et les passagers. Cet hydravion fut la satisfaction des guyanais pour sa ponctualité lors des escales à Macouria. En 1942 la Pan Américan Airways obtient l’autorisation d’effectuer des vols d’avions DC3 à partir d’une piste de la savane du Galion près du Tour de l’île.

En 1943 les américains avec l’accord du gouvernement construisent d’abord un aérodrome au Galion puis le camp de Rochambeau qui reçoit beaucoup de bombardiers en escale à 17 km de Cayenne.

C’est la même année que se fera le ralliement de la Guyane à la France libre (le 17 mars). Huit mois seulement auront suffit pour réaliser cet aérodrome, le DC3 de la Pan Américan Airways continuera ses transports (28 places, vitesse de 260 k/heure). Il déposera les passagers de Cayenne à Port of Spain d’où ils prendront l’hydravion Catalina d’Air France pour Fort de France (2 heures).

 

2 commentaires à “L’aviation”


  1. 0 ursulet 6 juil 2009 à 10:06

    auriez vous des informations sur la catastrophe aérienne impliquant l’hydravion catalina de transport aérien de la compagnie air france qui effectuait la liaison fort de france / paris, peut-être entre les années 1947 à 1950.
    Il semble que cet avion était chagé de passagers parmi lesquels des personnalités du monde de l’enseignement du droit (institut Viziose
    de Fort de France)

  2. 1 Souqui Victor 18 nov 2009 à 23:04

    qui pourrait me procurer une photo du Charleston que conduisait mon pere felix souqui, sur le trajet cayenne, rémire, montjoly et le samedi, matoury
    merci

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"Eldorado, Enfer vert, terre du bagne", tous ces surnoms font la réputation de la Guyane, mais "a mo ti koté" parce que mon pays m'a vu naître, m'a insufflé dans les entrailles l'amour de ma terre. Mo ti koté a pli bel koté...Mo ti koté, a péi lanmou...Mo ti koté a mo pli bèl richès.

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Salut, moi c'est Patricia, je suis une créole, mère de famille résidant à Cayenne ville capitale de la Guyane, et je suis actuellement en recherche d'emploi. Très impliquée dans la vie associative (culturelle, bienfaisance, apprentissage du savoir faire traditionnel...), je confectionne également des poupées pour les mariages, la déco, ou les poupées en chiffons. J'aime les activités manuelles, la pâtisserie, la cuisine et plein d'autres choses.

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