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Les frères Ploërmel

Il y a 150 ans, 3 frères de Ploërmel : le frère Louis-Joseph,  directeur principal, le frère Vincent de Paul et le frère Timoléon  quittaient la France le 16 novembre 1842 pour fonder une mission en Guyane. Embarqués sur l’Oise, ils arrivèrent à Cayenne le 1er février 1843. Le frère Louis-joseph fut le fondateur  et le directeur général jusqu’en 1857 qui fut décrit comme un religieux dur, robuste, droit, tant pour lui-même que pour ses confrères.

Au cours de ces quatorze années passées en Guyane, fut défrichée et plantée, la grande propriété qui s’agrippait à al colline à la sortie de Cayenne. Propriété connue sous le nom de terrains des frères de Ploërmel dans le quartier de Raban, elle a été vendue et séparée en lots. Les frères Ploërmel étaient venus en Guyane pour enseigner et la première école s’ouvrit à Cayenne le 7 mars 1843 avec 160 élèves. Deux mois plus tard, les effectifs étaient d’environ 200 enfants. Le 3 octobre de cette même année, 3 nouveaux frères arrivèrent en Guyane et au cours de 1844,  une classe spéciale pour les enfants d’esclaves fut créée, ainsi que deux classes pour  les enfants de familles riches qui refusaient d’être mélangés aux autres. C’est en cette même année de 1844 que l’on créa les cours du soir, des cours pour adultes, et des catéchèses supplémentaires. En 1845 deux frères créoles arrivèrent des Antilles pour l’enseignement des esclaves.

Le frère Rimbert  prend la direction  de l’école des garçons à Mana en 1848 et en 1850, les frères Lyhart et Héraclas ouvrent à Montsinéry la première école du quartier. En janvier 1851 les frères Clet et Helier décède de la fièvre jaune, ils sont âgés respectivement de 34 et 23 ans puis c’est au tour de frère Quadras-Marie de rendre l’âme âgé d’à peine 20 ans. Malgré ces décès, six autres frères débarquèrent mais attendirent la fin de l’épidémie à Montsinéry. En 1852 les frères Ploërmel ouvrent une école à Rémire, on compte alors en 1864 10 établissements d’instruction publique tenus par 33 instituteurs et fréquentés par 800 élèves.

Presque tout l’enseignement des garçons est assuré par les frères ; plus tard des écoles sont créées aux quartiers de Tonnégrande et du Maroni. Ils font même des essais d’écoles d’agriculture à Montsinéry (1850 à 1854), Mana (1848 à 1854), à Rémire (1852 à 1854). Entre 1854 et 1880 les frères Ploërmel dirigent aussi le collège communal de Cayenne qui fut laïcisé en 1880. C’est alors qu’une école libre ouvrit ses portes à Cayenne et les frères de Ploërmel quittèrent définitivement la Guyane en 1910. En plus de l’enseignement, ils apprenaient également à travailler le bois, le fer là où se trouve aujourd’hui l’école Alexandrine Stanislas, sans oublier la fanfare, le solfège et les instruments.

Henri Agarande

IL naît le 10 septembre 1920 à fort-de-France. Ses parents s’installent en Guyane alors qu’il est tout jeune enfant, il accomplit toute sa scolarité à Cayenne. Après avoir suivi en auditeur libre les cours de l’Ecole Normale de Cayenne, il obtient à 19 ans son brevet supérieur. Il est alors recruté comme instituteur, il se présente en 1949 à la première partie du baccalauréat. En 1950 il part en congé « en métropole » à Paris où il s’inscrit à l’université pour préparer  un certificat de sciences. Rentré en Guyane, il continue à enseigner comme instituteur mais il est affecté au lycée Félix Eboué où il enseigne dans les classes primaires. Il se rapproche de Justin Catayé et s’engage avec lui dans l’action politique. Il animera avec messieurs Tarcy et Robinson la section des jeunes du PSG (1960). Il fut peut être l’un des premiers partisans du mouvement en faveur de la création d’un enseignement technique féminin en Guyane. C’est pourquoi Eugène Nonnon allait lui confier en priorité les « Techniques sociales »  et ferait de lui le premier directeur du Centre d’Enseignement Technique féminin Marchoux. Il en assume la direction jusqu’en 1970 et son statut étant celui d’un Professeur d’Enseignement Général de Collège, il doit terminer sa carrière en C.E.S.

Affecté une année en tant que professeur d’enseignement général de collège, il rejoint ensuite le C.E.S République où il est nommé principal adjoint. A l’ouverture du collège de la Madeleine (actuellement Paul Kapel), Mr Paillou vice-recteur de la Guyane lui demande  d’assumer les fonctions de principal de ce collège. En 1976 il est victime d’une attaque dont il ne se remettra jamais, il décèdera le 6 août 1979.

POIVRE

Le nom de cet administrateur mérite de nous arrêter un instant. — Né à
Lyon en 1719, Pierre Poivre acheva ses études aux Missions étrangères de
Paris. Le goût des voyages lui fut inspiré par ses maîtres, qui l'envoyèrent
à vingt ans en Chine. En 1744, il rentrait en France lorsqu'il
fut pris par les Anglais et débarqué à Batavia. C'est là qu'il conçut le projet
de doter son pays de ces épices que les Hollandais possédaient alors exclusivement
dans les îles où elles sont indigènes. Rendu à la liberté, il visita l'Inde
française, alors divisée par les funestes querelles de Dupleix et de la
Bourdonnais, et suivit ce dernier à l'Ile de France. A son retour, pris de
nouveau par les Anglais, il fut rendu à la paix de 1748. Animé de cette
double pensée d'étendre la puissance de son pays et d'enrichir son commerce,
il présenta à la Compagnie des Indes un projet d'établir des relations directes
entre la France et l'extrême Orient et de transplanter dans nos colonies les
arbres à épices des Moluques et en rapporta des plans d'épiceries qu'il déposa
à l'Ile de France à
son retour. Prisonnier des Anglais pour la troisième fois et rendu à la liberté
en 1757 il fut nommé gouverneur des îles de France et de Bourbon. La Compagnie
des Indes avait mis le désordre dans ces colonies ; Poivre les administra pendant
six ans, et leur rendit le calme et la prospérité.
 
Poivre rentra en France en 1773. Il avait enrichi son pays, mais il avait
diminué sa fortune personnelle. Il eut à l’amitié de SufFren et de Turgot
une pension annuelle de 12,000 livres, qui assura à sa vieillesse une honnête
aisance. Il mourut le 6 janvier 1786.
 

MIRZA

Naissance cité Mirza en 1952, elle s’étend dans la partie sud est de la ville de Cayenne. Les locaux de l’école furent achevés en 1957-1958. Quant à l’église l’une des 3 cloches provient de l’île Royale ; c’est elle qui sonnait le glas lors de l’immersion des condamnés défunts.

Les premiers locataires de la cité Mirza s’installèrent en 1951. Mirza fut baptisée le 11 octobre 1953 par Monseigneur Marie, évêque de Guyane sous le nom du Saint protecteur qui a consacré la chapelle. Le nom lui est resté en souvenir de Monsieur Victor Mirza, né à Cayenne le 06 mai 1869, qui eu l’idée de lotir sa propriété. Il fit don d’une parcelle pour édifier l’église et l’intérieur même en est marquée de son empreinte généreuse (tabernacle, chemin de croix, statue de St Louis), sa sainteté Pie XII l’en avait remercié personnellement le 1er janvier 1954.

Tout jeune, Mr Mirza avait passé huit ans à l’école des frères Ploermel, à sa sortie il était entré clerc d’avoué à l’étude de Maître Emile Chatellier, alors bâtonnier des avocats de Cayenne. 15 mois après, malgré les perspectives qui lui sont offertes, il se fait apprenti maçon au service des Ponts et Chaussées. Après 12 ans de dur labeur, il quitte l’administration et vient diriger la vaste entreprise de Léonce Melkior, puis à la mort de ce dernier, il travaille à son compte.

Conseiller municipal, adjoint puis délégué au maire, il a également rempli de délicates fonctions : délégué aux travaux de voiries, membre de la commission des travaux chargé de l’inventaire des biens et matériel communal, officier de l’état civil, commissaire de toutes les fêtes communales, membre du bureau de bienfaisance et directeur de la caisse d’épargne.

En 1925 il est parrain de la grosse cloche de la cathédrale, puis en 1929 parrain de la nouvelle mairie, et en 1930 il est nommé membre de la commission du cadastre, 1936, chargé du contrôle des opérations de recensement de la population. Chevalier de la légion d’honneur en 1955, il décède à Cayenne le 4 mars 1961

LE FEBVRE DE LA BARRE, JOSEPH-ANTOINE

  LE FEBVRE DE LA BARRE, JOSEPH-ANTOINE, gouverneur général de la Nouvelle-France (1682–1685), conseiller au parlement de Paris en 1645, maître des requêtes vers 1650, intendant de Paris durant la Fronde, puis intendant du Bourbonnais, de l’Auvergne et du Dauphiné, capitaine de vaisseau, gouverneur et lieutenant général de la Guyane vers 1666, né en 1622, en France, d’Antoine Le Febvre de La Barre, conseiller au parlement de Paris et prévôt des marchands, et de Madeleine Belin, décédé à Paris en 1688.

      En 1659, alors que La Barre était intendant dans le Dauphiné, Colbert se plaignait de son administration et écrivait au cardinal Mazarin que M. de La Barre était haï du peuple. À quoi le ministre répondit « de prendre au mot M. de La Barre s’il est vrai qu’il ait demandé son congé ».

      C’est ce qu’on fit, car il quitta l’administration. Dès 1661, on trouve ce civil dans la marine royale où il était capitaine de vaisseau, ce qui fait croire qu’il possédait de puissantes protections. Cependant, il prouva des qualités de bon marin et d’excellent administrateur. En 1664, il fut envoyé à la Guyane à la tête d’une escadre – en compagnie de Prouville de Tracy qui venait d’être nommé en novembre 1663 lieutenant général de toute l’Amérique française – et reprit Cayenne aux Hollandais, qui capitulèrent et remirent le fort Nasseau à La Barre en mai 1664. Nommé gouverneur de la Guyane, La Barre en fit une colonie qui pouvait devenir florissante, tenta des essais de cultures et dressa les plans des fortifications de Cayenne.

      Toutes les îles que la France possédait en Amérique ayant été cédées à la Compagnie des Indes occidentales, Colbert de Terron, un des directeurs, écrivit au ministre Colbert : « M. de La Barre ne m’a pas paru fort propre pour commander, » et il fut rappelé, sans que cette dernière lettre en soit la cause, semble-t-il.

      En dépit de l’inimitié des Colbert, La Barre fut crée lieutenant général en 1666 et envoyé aux Antilles. En novembre 1666, il proposa la conquête de Nevis (Niévès) au conseil de guerre, qui n’accepta pas. En avril 1667, commandant le navire Les Armes dAngleterre, il soutint un combat contre le navire anglais Colchester, à la pointe de l’île Nevis. Victorieux après une terrible lutte au cours de laquelle il fut blessé, La Barre revint à la Martinique où on lui transmit une demande de ravitaillement du gouverneur de l’île Saint-Christophe, dont les Anglais faisaient le blocus. La France étant alors alliée des Hollandais, La Barre et Clodoré, gouverneur de la Martinique, soutenus par la flotte de l’amiral Abraham Crynssen, livrèrent bataille à William Willoughby, gouverneur des Petites Antilles, le 20 mai. Après un combat meurtrier, La Barre abandonna la lutte et fit voile vers Saint-Christophe. Il fut accusé par Clodoré d’avoir changé l’ordre du combat et manqué de cœur, et par Crynssen, dans son rapport, d’avoir pris la fuite. M. de La Barre, dit le même document, « fit beaucoup d’excuses [...] sur ce que son vaisseau n’était pas bon de voile » (mai 1667). Rentrés à la Martinique, La Barre et Clodoré perdirent du temps en disputes lorsque l’amiral anglais Sir John Harman les réconcilia en venant les attaquer. Les navires anglais bombardèrent les navires français dans la rade de Saint-Pierre. La Barre, qui semble avoir perdu la tête, donna l’ordre à ses navires de se saborder. Le traité de Bréda, en juillet 1667, rendit inutile la victoire de Sir John Harman en stipulant la restitution réciproque des colonies.

      Le Febvre de La Barre publia à Paris, en 1671, une Relation de ce qui s’est passé dans les îles de l’Amérique en 1666–1667. C’est, dit le père Labat, « plutôt un Factum contre M. de Closdoré, Gouverneur de la Martinique, qu’une Relation exacte & sincère de ce qui s’y est passé ».

      A cause d’une contestation entre deux capitaines au sujet d’une manœuvre, un jury du « Point d’honneur » fut réuni. Le procès-verbal fut signé par huit officiers, dont Le Febvre de La Barre : son nom se trouvait parmi ceux des meilleurs marins de la marine royale.

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Mo ti koté (Mon pays)

"Eldorado, Enfer vert, terre du bagne", tous ces surnoms font la réputation de la Guyane, mais "a mo ti koté" parce que mon pays m'a vu naître, m'a insufflé dans les entrailles l'amour de ma terre. Mo ti koté a pli bel koté...Mo ti koté, a péi lanmou...Mo ti koté a mo pli bèl richès.

l’audace d’un peintre

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Portrait…

Salut, moi c'est Patricia, je suis une créole, mère de famille résidant à Cayenne ville capitale de la Guyane, et je suis actuellement en recherche d'emploi. Très impliquée dans la vie associative (culturelle, bienfaisance, apprentissage du savoir faire traditionnel...), je confectionne également des poupées pour les mariages, la déco, ou les poupées en chiffons. J'aime les activités manuelles, la pâtisserie, la cuisine et plein d'autres choses.

la place du coq

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Maison créole –

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la tradition

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armoirie de la guyane

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