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La Condamine

Le 24 février 1744 Monsieur de la Condamine détermine la lattitude du poste d’Oyapock  3° 55. Le 26 février il arrive à Cayenne revenant de son voyage à l’Equateur et fait des observations sur les longitudes qu’il consigne dans la feuille de la Guyane. Son nom a été donné à une montagne à Kourou où il s’était placé pour faire des expériences sur la vitesse du son.

Origine de la Comté (Guyane)

Le 19 juin 1697 le roi accorde à Mr de Gennes 100 pas de terrain tout le long de la rivière Oyapock et jusqu’à sa source. Par lettres patentes de juillet 1698 cette concession est érigée en comté d’où le nom de la Comté donné à la rivière Oyac et à son bassin. Sur plusieurs cartes de l’époque le dégrad ou débarcadère du Comte de Gennes est indiqué sous le nom d’Eugène.

Pour mieux se situer, l’Oyack est une des branches de la rivière que l’on traverse en franchissant le pont menant à Roura. En venant de Cayenne l’Oyack est à gauche et l’Orapu à droite.

Jacques des Sauts

En poursuivant mes recherches sur l’histoire de la Guyane, mon attention fut captivée par un livre retraçant les mémoires rédigées sur les colonies. Je partage avec vous ce passage concernant un homme dont je n’ai jamais entendu parlé et qui aurait eu une vie assez bien remplie.

Voici les quelques lignes parlant de Jacques des Sauts :

La rivière d’Ouanary, qui décharge ses eaux dans l’Oyapock, arrose des terres de meilleures qualité. La montagne Lucas la domine, est indiquée par la nature comme chef-lieu d’un établissement immense. C’est là que je projetai celui de la compagnie. A six lieues du poste d’Oyapock, je trouvai sur un îlot placé au milieu du fleuve qui forme dans cette partie une magnifique cascade, un soldat de Louis XIV qui avait été blessé à la bataille de Malphaquet, et qui avait obtenu les invalides. Connu à la Guyane sous le nom de Jacques de Sauts, il avait cent ans en 1777, et vivait depuis quarante ans dans ce désert. Il était aveugle et nu, assez adroit, très ridé, la décrépitude était sur sa figure, mais point dans ses mouvements, sa démarche, le son de sa voix étaient d’un homme robuste, et une longue barbe blanche le couvrait jusqu’à la ceinture.

Deux vieilles négresses composaient sa société et le nourrissait du produit de leur pêche et d’un petit jardin qu’elles cultivaient sur les bords du fleuve. C’est tout ce qui lui restait d’une plantation assez considérable et de plusieurs esclaves qui l’avaient successivement abandonné. Les gens qui m’accompagnaient l’avait prévenu de ma visite, qui le rendit très heureux ; il m’était facile de pourvoir à ce que ce bon vieillard ne manquât plus de rien et termina dans une sorte d’aisance sa longue carrière. Depuis vingt cinq ans il n’avait mangé de pain ni bu de vin ; il éprouva une sensation de bon repas que je lui fis faire. Il me parla de la perruque noire de Louis XIV qu’il appelait un beau et grand prince, de l’air martial des maréchal de Villars, de la contenance modeste du maréchal Catinat, de la bonté de Fénelon, à la porte duquel il avait monté la garde à Cambrai.

Il était venu à Cayenne en 1730, il avait été économe chez les Jésuites,, qui étaient alors les seuls propriétaires riches, et il était lui-même un homme aisé, lorsqu’il s’établit à l’Oyapock.

Cayenne…un terme de Marine

En lisant la Presse de Guyane du2 septembre 1976, j’ai trouvé cet article :

Un correspondant de Montréal, Mr Tiburce Dacougnia, a eu l’amabilité de nous adresser les précisions que nous reproduisons ci-desous, concernant l’origine du mot « Cayenne ». Nous laissons le soin aux éthymologistes d’approuver ou d’infirmer ces très intéressantes explications…

« Ayant effectué certaines recherches concernant la Guyane, il m’a été permis de constater que le mot « Cayenne » loin de désigner le nom d’un chef indien comme on serait tenté de le croire, reçoit une explication très claire de la part du « Litré », Editions du Cap. Selon cette encyclopédie, c’est un terme de marine très utilisé au XVIIe siècle pour dénommer une « caserne servant aux marins qui attendent une destination ». C’était aussi une « cuisine commune pendant l’armement et le désarmement ». Pour être en outre un « vieux vaisseau installé en caserne flottante ».

A mon avis, il y a déjà eu tellement de polémique et d’équivoque concernant la Guyane que l’on fini par se demander si des documents manuscrits sur la découverte de la Guyane en 1643 par la Compagnie des Seigneurs associés ne seraient pas intéressant à consulter. En effet, seuls ceux qui trouvèrent refuge en Guyane pourraient d’outre tombe venir bouleverser ce en quoi nous croyons.

L’Alsace et la Guyane

En parcourant les journaux locaux et notamment la presse de Guyane, j’ai découvert cet article concernant un rapprochement entre l’Alsace et la Guyane. En effet, d’après cet article, certains guyanais ont une ascendance alsacienne.

Voici cet article dans son intégralité :

« Grâce au minitel et à la persévérance d’une journaliste strasbourgeoise, l’année du bicentenaire de la Révolution française, sera sans doute celle des retrouvailles pour 2.000 guyanais et leurs lointains cousins alsaciens, après quelque deux cent ans de séparation.

Pour Marion Urban, jeune journaliste indépendante originaire de Strasbourg, tout a commencé par un contrat de collaboration de deux ans avec FR3 Guyane.

« J’étais intriguée par le nombre de Guyanais qui portaient des noms à consonnance alsacienne, mais n’avaient plus le physique correspondant à leur patronyme », raconte Marion Urban. Ce fut le point de départ de ses recherches, avec une curiosité qui s’est très rapidement transformée en une véritable passion, la jeune femme consacrant son temps libre à visiter les mairies, è consulter les archives historiques, ou à se faire raconter de vieux souvenirs par des patriarches guyanais.

Au terme de sa longue enquête généalogique, la journaliste a pu ainsi établir avec exactitude l’origine alsacienne de ces habitants d’Amazonie, dont l’apparence européenne a peu à peu disparu, au gré des mélanges avec du sang africain, indien et hindou.

Selon Marion Urban, les alsaciens sont arrivés en Guyane en deux vagues. La première date de 1763 sous Louis XV comprenant 8.000 colons, seuls 2.000 d’entre eux ont survécu aux maladies tropicales. « Cette expédition fut un fiasco total, et la France semble avoir oublier cet épisode de son histoire, comme si c’était un sujet tabou », confie Marion Urban.

La deuxième vague est arrivée entre 1791 et 1793, alors que la Révolution « battait son plein » en France avec l’envoi Outre-Atlantique des 500 soldats du 53ième régiment d’infanterie d’Alsace, en mission de défense et de l’ordre. Un peu plus tard, sous le Directoire, des prisonniers d’opinion alsaciens, compromis dans un complot royaliste, débarquèrent également sur le territoire et s’y établirent, contraints et forcés.

Les survivants de ces deux expéditions (près de 500 familles) prirent souche en terre de Guyane, selon les archives nationales d’Aix-en Provence (Bouches-du-Rhône). C’est ainsi que l’on trouve dans l’annuaire de Guyane des Schmitt, des Zimmer, des Scheaffer, ou encore des Horth, qui forment la plus nombreuse famille d’origine alsacienne avec quelque 400 membres.

Une fois ses recherches achevées, Marion Urban a voulu donner à son travail un « but humanitaire » : réunir tous les Horth, Schmitt, Scheaffer et autre Zimmer, ceux de la plaine du Rhin et ceux d’Amazonie. Les familles alsaciennes installées en Guyane vers fin XVIIIe siècle ont été ainsi regroupées sur un réseau minitel, accessible à partit de toutes les régions de France et de Guyane.

Les « cousins » d’Alsace ont désormais la possibilité de consulter ce service où figure l’arbre généalogique de chaque famille, les copies des fiches d’état-civil et des renseignements divers sur chaque nom. Ils pourront également dialoguer avec Marion Urban qui, grâce à ses nombreuses relations en Guyane, notamment à travers l’association « Parima » qu’elle a récemment mise en place, pourra les mettre en contact avec les cousins d’Outre-Atlantique.

Mercredi 15 février 1989 – Presse de Guyane


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Affiche

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Mo ti koté (Mon pays)

"Eldorado, Enfer vert, terre du bagne", tous ces surnoms font la réputation de la Guyane, mais "a mo ti koté" parce que mon pays m'a vu naître, m'a insufflé dans les entrailles l'amour de ma terre. Mo ti koté a pli bel koté...Mo ti koté, a péi lanmou...Mo ti koté a mo pli bèl richès.

l’audace d’un peintre

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Portrait…

Salut, moi c'est Patricia, je suis une créole, mère de famille résidant à Cayenne ville capitale de la Guyane, et je suis actuellement en recherche d'emploi. Très impliquée dans la vie associative (culturelle, bienfaisance, apprentissage du savoir faire traditionnel...), je confectionne également des poupées pour les mariages, la déco, ou les poupées en chiffons. J'aime les activités manuelles, la pâtisserie, la cuisine et plein d'autres choses.

la place du coq

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Maison créole –

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la tradition

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armoirie de la guyane

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