TRaditions…..Traditions……Traditions

Vaval poursuit depuis des siècles son chemin. Si certains aspects changent, la tradition elle se perpétue chaque année à la même époque. Le carnaval commence le premier dimanche suivant l’épiphanie et se déroule tous les dimanches dès 16 heures dans les rues de Cayenne et les autres communes de Guyane, jusqu’au mercredi des cendres.

Jé farin’

Les « jé farin’ » devancent la bande de touloulous. Iils symbolisent la vie, la joie, la gaieté. Ce touloulous est coiffé d’une longue corniche de fée et portent un tablier contenant de la farine, il saupoudre volontiers les enfants qui les défient. Ils provoquent ainsi leurs sourires et parfois leurs craintes.

 Les Bobis

Issu de l’imagination populaire, le « bobi » ressemble à un gros ours dans son sac de riz beige, lui donnant ainsi une démarche lente. Ils chantent et dansent au son d’une flûte.

 Les balayeuses

Un balai traditionnel en arouman à la main, un foulard madras sur la tête, elles sont vêtues de robes traditionnelles appelées gôles, relevées pour faire apparaître le jupon de dentelle.

Béf volo béf

Ce déguisement du boeuf avec sa robe noire et sa corne menaçante, il est toujours accompagné de son maître qui le tient en laisse. Son allure grave et impressionnante évoque sans surprise l’attaque du boeuf pour effrayer.

Anglé bannan’

Ce costume est une caricature du costume que portaient les Anglais autrefois à Cayenne. Très stylé, il porte une redingote ou lévite en queue de morue appelée « passepété » et sa coiffure, en haut de forme est également appelée « bizbomb ».

Les coupeuses de cannes

Ce déguisement a été créé par les anciens pour se rappeler ce qu’a été, à une certaine époque l’activité agricole, économie essentielle de la Guyane. Par extension, il symbolise les travailleurs des plantations et les coupeuses de cannes, qui, un sabre d’abattis à la main et une canne à sucre dans l’autre, dansaient et chantaient, accompagnées de tambours.

Les grosses têtes

Ce sont de gros bidons peints aux visages de marionnettes, des espèces de martiens silencieux qui viennent des espaces intersidéraux. Le personnage qui le porte est méconnaissable car il porte une veste très large, sa tête arrive à ses épaules et cache ses mains. Il déambule sans un mot dans les rues.

zombi baré yo

Une robe blanche pincée à la taille par une écharpe rouge, une tête de chat blanc attachée au cou en forme de triangle, cette corde au cou représente les personnages de légendes créole : les zombis qui sortent la nuit de leurs tombes pour prendre l’esprit des pauvres gens. Ces zombis circulent en bandes et cernent leur proie avec une corde autour de laquelle ils font une ronde en sifflant, et en veillant à ne pas vous laisser vous échapper.

Les negres marrons

Ces hommes ou femmes enduits d’un mélange à base de vase marine d’huile et de charbon, représentent le service d’ordre du carnaval. Ils sont chargés de faire place et de permettre aux groupes d’évoluer plus facilement. Pour se faire respecter, ils courent dans tous les sens, hurlant, menaçant de salir les plus téméraires, ruminant une graine d’awara ou du roucou, ce qui donne à leur bouche la couleur orange.

Les vidangeurs

Ils représentent les personnages de la vie guyanaise apparus durant le bagne. En effet, entre minuit et le soleil levant, les bagnards privilégiés passaient chez les bourgeois afin de vider les « tinettes » (seau servant aux besoins naturels). Les vidangeurs marchaient à côté d’une charette tirée par un boeuf ou un zébu et sont habillés en tenue de bagnards.

Sousouris

Déguisement représentant la chauve-souris, il a une t^te triangulaire et un costume bigarré qui lui donne fière allure. Autrefois ils étaient vêtus tout de noir, puis, dans les bals et réceptions la bourgeoisie guyanaise préféra des costumes de satin chatoyants et ainsi il adopta le costume d’arlequin.

Lanmô

Ce personnage annonce la mort, le deuil. Il porte une combinaison noire par-dessus laquelle est dessinée le squelette humain de la tête aux pieds. Déambulant librement, ils entourent parfois les spectateurs de leur grande cape tout en dansant.

Petite précision, deux dimanches environ avant les jours gras, les caricatures de vaval le roi, défile suspendus à des piquets ou portés sur les épaules, et on peut parfois entendre que le diagnostic médical fait apparaître qu’il est malade.

Le ludi gras est donc réservé aux faux mariages, car c’est l’occasion d’inverser les rôles. Les hommes deviennent des mariées, et les femmes des maris ; le faux prêtre célèbre la cérémonie en compagnie des témoins et ils partent en chantant le refrain de rigueur : « nou mayé kanmêm ». Le blanc est alors souhaité pour honorer la tradition.

Le mardi gras est réservé aux diables et diablotins costumés de rouge, portant parfois des cornes, des queues et piquant également certains spectateurs de leurs fourches. l’annonce de la maladie grave du roi laisse présager son trépas et le mercredi des cendres est consacré à la mort et à l’incinération du roi Vaval.

Les pleureuses vêtues de gôles noires, jupon blanc, portent le deuil, traîne parfois des pots de chambres ou des casseroles pour capter l’attention. Elles imitent les pleurs car elles regrettent déjà le départ funeste du roi. Elles veilleront, pleureront, jusqu’à la fin de l’incinération.

Depuis quelques années, la mort de vaval relève d’une vrai mise en scène, avant de brûler sur le bûcher.

 

 

 

 

2 commentaires à “TRaditions…..Traditions……Traditions”


  1. 0 Perruques Paris 23 nov 2011 à 20:25

    Ce post est vraiment bien rédigé et de surcroit carrément bien écrit.Je me permet de le blogger ;-)

  2. 1 Cotillons Paris 23 nov 2011 à 21:30

    Ce post est trés interressant et qui plus est tellement bien écrit.Je me permet de le partager sur Facebook …

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"Eldorado, Enfer vert, terre du bagne", tous ces surnoms font la réputation de la Guyane, mais "a mo ti koté" parce que mon pays m'a vu naître, m'a insufflé dans les entrailles l'amour de ma terre. Mo ti koté a pli bel koté...Mo ti koté, a péi lanmou...Mo ti koté a mo pli bèl richès.

l’audace d’un peintre

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Salut, moi c'est Patricia, je suis une créole, mère de famille résidant à Cayenne ville capitale de la Guyane, et je suis actuellement en recherche d'emploi. Très impliquée dans la vie associative (culturelle, bienfaisance, apprentissage du savoir faire traditionnel...), je confectionne également des poupées pour les mariages, la déco, ou les poupées en chiffons. J'aime les activités manuelles, la pâtisserie, la cuisine et plein d'autres choses.

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