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Archives pour juillet 2009

POIVRE

Le nom de cet administrateur mérite de nous arrêter un instant. — Né à
Lyon en 1719, Pierre Poivre acheva ses études aux Missions étrangères de
Paris. Le goût des voyages lui fut inspiré par ses maîtres, qui l'envoyèrent
à vingt ans en Chine. En 1744, il rentrait en France lorsqu'il
fut pris par les Anglais et débarqué à Batavia. C'est là qu'il conçut le projet
de doter son pays de ces épices que les Hollandais possédaient alors exclusivement
dans les îles où elles sont indigènes. Rendu à la liberté, il visita l'Inde
française, alors divisée par les funestes querelles de Dupleix et de la
Bourdonnais, et suivit ce dernier à l'Ile de France. A son retour, pris de
nouveau par les Anglais, il fut rendu à la paix de 1748. Animé de cette
double pensée d'étendre la puissance de son pays et d'enrichir son commerce,
il présenta à la Compagnie des Indes un projet d'établir des relations directes
entre la France et l'extrême Orient et de transplanter dans nos colonies les
arbres à épices des Moluques et en rapporta des plans d'épiceries qu'il déposa
à l'Ile de France à
son retour. Prisonnier des Anglais pour la troisième fois et rendu à la liberté
en 1757 il fut nommé gouverneur des îles de France et de Bourbon. La Compagnie
des Indes avait mis le désordre dans ces colonies ; Poivre les administra pendant
six ans, et leur rendit le calme et la prospérité.
 
Poivre rentra en France en 1773. Il avait enrichi son pays, mais il avait
diminué sa fortune personnelle. Il eut à l’amitié de SufFren et de Turgot
une pension annuelle de 12,000 livres, qui assura à sa vieillesse une honnête
aisance. Il mourut le 6 janvier 1786.
 

MIRZA

Naissance cité Mirza en 1952, elle s’étend dans la partie sud est de la ville de Cayenne. Les locaux de l’école furent achevés en 1957-1958. Quant à l’église l’une des 3 cloches provient de l’île Royale ; c’est elle qui sonnait le glas lors de l’immersion des condamnés défunts.

Les premiers locataires de la cité Mirza s’installèrent en 1951. Mirza fut baptisée le 11 octobre 1953 par Monseigneur Marie, évêque de Guyane sous le nom du Saint protecteur qui a consacré la chapelle. Le nom lui est resté en souvenir de Monsieur Victor Mirza, né à Cayenne le 06 mai 1869, qui eu l’idée de lotir sa propriété. Il fit don d’une parcelle pour édifier l’église et l’intérieur même en est marquée de son empreinte généreuse (tabernacle, chemin de croix, statue de St Louis), sa sainteté Pie XII l’en avait remercié personnellement le 1er janvier 1954.

Tout jeune, Mr Mirza avait passé huit ans à l’école des frères Ploermel, à sa sortie il était entré clerc d’avoué à l’étude de Maître Emile Chatellier, alors bâtonnier des avocats de Cayenne. 15 mois après, malgré les perspectives qui lui sont offertes, il se fait apprenti maçon au service des Ponts et Chaussées. Après 12 ans de dur labeur, il quitte l’administration et vient diriger la vaste entreprise de Léonce Melkior, puis à la mort de ce dernier, il travaille à son compte.

Conseiller municipal, adjoint puis délégué au maire, il a également rempli de délicates fonctions : délégué aux travaux de voiries, membre de la commission des travaux chargé de l’inventaire des biens et matériel communal, officier de l’état civil, commissaire de toutes les fêtes communales, membre du bureau de bienfaisance et directeur de la caisse d’épargne.

En 1925 il est parrain de la grosse cloche de la cathédrale, puis en 1929 parrain de la nouvelle mairie, et en 1930 il est nommé membre de la commission du cadastre, 1936, chargé du contrôle des opérations de recensement de la population. Chevalier de la légion d’honneur en 1955, il décède à Cayenne le 4 mars 1961

LE FEBVRE DE LA BARRE, JOSEPH-ANTOINE

  LE FEBVRE DE LA BARRE, JOSEPH-ANTOINE, gouverneur général de la Nouvelle-France (1682–1685), conseiller au parlement de Paris en 1645, maître des requêtes vers 1650, intendant de Paris durant la Fronde, puis intendant du Bourbonnais, de l’Auvergne et du Dauphiné, capitaine de vaisseau, gouverneur et lieutenant général de la Guyane vers 1666, né en 1622, en France, d’Antoine Le Febvre de La Barre, conseiller au parlement de Paris et prévôt des marchands, et de Madeleine Belin, décédé à Paris en 1688.

      En 1659, alors que La Barre était intendant dans le Dauphiné, Colbert se plaignait de son administration et écrivait au cardinal Mazarin que M. de La Barre était haï du peuple. À quoi le ministre répondit « de prendre au mot M. de La Barre s’il est vrai qu’il ait demandé son congé ».

      C’est ce qu’on fit, car il quitta l’administration. Dès 1661, on trouve ce civil dans la marine royale où il était capitaine de vaisseau, ce qui fait croire qu’il possédait de puissantes protections. Cependant, il prouva des qualités de bon marin et d’excellent administrateur. En 1664, il fut envoyé à la Guyane à la tête d’une escadre – en compagnie de Prouville de Tracy qui venait d’être nommé en novembre 1663 lieutenant général de toute l’Amérique française – et reprit Cayenne aux Hollandais, qui capitulèrent et remirent le fort Nasseau à La Barre en mai 1664. Nommé gouverneur de la Guyane, La Barre en fit une colonie qui pouvait devenir florissante, tenta des essais de cultures et dressa les plans des fortifications de Cayenne.

      Toutes les îles que la France possédait en Amérique ayant été cédées à la Compagnie des Indes occidentales, Colbert de Terron, un des directeurs, écrivit au ministre Colbert : « M. de La Barre ne m’a pas paru fort propre pour commander, » et il fut rappelé, sans que cette dernière lettre en soit la cause, semble-t-il.

      En dépit de l’inimitié des Colbert, La Barre fut crée lieutenant général en 1666 et envoyé aux Antilles. En novembre 1666, il proposa la conquête de Nevis (Niévès) au conseil de guerre, qui n’accepta pas. En avril 1667, commandant le navire Les Armes dAngleterre, il soutint un combat contre le navire anglais Colchester, à la pointe de l’île Nevis. Victorieux après une terrible lutte au cours de laquelle il fut blessé, La Barre revint à la Martinique où on lui transmit une demande de ravitaillement du gouverneur de l’île Saint-Christophe, dont les Anglais faisaient le blocus. La France étant alors alliée des Hollandais, La Barre et Clodoré, gouverneur de la Martinique, soutenus par la flotte de l’amiral Abraham Crynssen, livrèrent bataille à William Willoughby, gouverneur des Petites Antilles, le 20 mai. Après un combat meurtrier, La Barre abandonna la lutte et fit voile vers Saint-Christophe. Il fut accusé par Clodoré d’avoir changé l’ordre du combat et manqué de cœur, et par Crynssen, dans son rapport, d’avoir pris la fuite. M. de La Barre, dit le même document, « fit beaucoup d’excuses [...] sur ce que son vaisseau n’était pas bon de voile » (mai 1667). Rentrés à la Martinique, La Barre et Clodoré perdirent du temps en disputes lorsque l’amiral anglais Sir John Harman les réconcilia en venant les attaquer. Les navires anglais bombardèrent les navires français dans la rade de Saint-Pierre. La Barre, qui semble avoir perdu la tête, donna l’ordre à ses navires de se saborder. Le traité de Bréda, en juillet 1667, rendit inutile la victoire de Sir John Harman en stipulant la restitution réciproque des colonies.

      Le Febvre de La Barre publia à Paris, en 1671, une Relation de ce qui s’est passé dans les îles de l’Amérique en 1666–1667. C’est, dit le père Labat, « plutôt un Factum contre M. de Closdoré, Gouverneur de la Martinique, qu’une Relation exacte & sincère de ce qui s’y est passé ».

      A cause d’une contestation entre deux capitaines au sujet d’une manœuvre, un jury du « Point d’honneur » fut réuni. Le procès-verbal fut signé par huit officiers, dont Le Febvre de La Barre : son nom se trouvait parmi ceux des meilleurs marins de la marine royale.

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La Condamine

Le 24 février 1744 Monsieur de la Condamine détermine la lattitude du poste d’Oyapock  3° 55. Le 26 février il arrive à Cayenne revenant de son voyage à l’Equateur et fait des observations sur les longitudes qu’il consigne dans la feuille de la Guyane. Son nom a été donné à une montagne à Kourou où il s’était placé pour faire des expériences sur la vitesse du son.

Origine de la Comté (Guyane)

Le 19 juin 1697 le roi accorde à Mr de Gennes 100 pas de terrain tout le long de la rivière Oyapock et jusqu’à sa source. Par lettres patentes de juillet 1698 cette concession est érigée en comté d’où le nom de la Comté donné à la rivière Oyac et à son bassin. Sur plusieurs cartes de l’époque le dégrad ou débarcadère du Comte de Gennes est indiqué sous le nom d’Eugène.

Pour mieux se situer, l’Oyack est une des branches de la rivière que l’on traverse en franchissant le pont menant à Roura. En venant de Cayenne l’Oyack est à gauche et l’Orapu à droite.



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Statue de Jean Galmot

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Schoelcher

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Affiche

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laguyane

Mo ti koté (Mon pays)

"Eldorado, Enfer vert, terre du bagne", tous ces surnoms font la réputation de la Guyane, mais "a mo ti koté" parce que mon pays m'a vu naître, m'a insufflé dans les entrailles l'amour de ma terre. Mo ti koté a pli bel koté...Mo ti koté, a péi lanmou...Mo ti koté a mo pli bèl richès.

l’audace d’un peintre

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Portrait…

Salut, moi c'est Patricia, je suis une créole, mère de famille résidant à Cayenne ville capitale de la Guyane, et je suis actuellement en recherche d'emploi. Très impliquée dans la vie associative (culturelle, bienfaisance, apprentissage du savoir faire traditionnel...), je confectionne également des poupées pour les mariages, la déco, ou les poupées en chiffons. J'aime les activités manuelles, la pâtisserie, la cuisine et plein d'autres choses.

la place du coq

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Maison créole –

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la tradition

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armoirie de la guyane

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guyane13big.jpg

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