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Archives pour février 2009

Boulangerie Anatole

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Je suis en quête d’information sur ce patrimoine dont beaucoup se souvienne et il fera l’objet d’un prochain article.

Le Fort Cépérou

im000048.jpgLe morne de Cépérou a été le premier endroit fortifié de la Guyane et le siège de nombreux combats.

Le 27 novembre 1643 Charles Poncet de Brétigny arrive en Guyane à la tête de 300 hommes, et débarque à l’anse d’Armire (actuellement Rémire). Il lui fallu deux jours pour longer la côte et arrêter son choix sur morene cépérou.Du morne, sa vue s’étendait loin au nord et à l’est sur l’océan et au sud ouest sur la rivière de Cayenne. Il pouvait par sémaphore, correspondre avec l’îlet le Père et être averti de l’approche des bateaux. En 1645, les indiens excédés de la cruauté de Poncet de Brétigny, se soulevèrent et assaillir le fort.

En 1652, 60 hommes du Sieur de Navarre s’installent au Cépérou et rebâtissent le fort. Cette reconstruction correspondant à la fête de Saint Michel (29/09/1652), le fort fut baptisé ainsi. Une croix fut dressée et des fortifications en pierre furent construites autour du fort.

Le 6 mai 1676, la défense du fort est renforcée par 26 pièces d’artillerie et 300 soldats. Les colons durent faire face aux nombreux assaillants qui voyaient en la Guyane une terre providentielle. Ils affrontèrent les Portugais, les hollandais, les pirates, et à l’issue d’un combat resté célèbre entre les hollandais et le Vice Amiral d’Estrées, le fort (siège de la résistance) fut repris aux hollandais.

A l’entrée, une plaque commémorative apposée en 1902 retrace le fait d’arme du 21 décembre 1676.

La légende de Baka la main

muerte.jpgCette légende se passe durant la période de l’esclavage sur une plantation. Partout aux alentours, on parle d’enfants qui disparaissent et nul ne les a jamais revu. Après maintes disparitions inexpliquées, une femme apprend que son fils sera désigné pour la nuit auprès du maître.

Ayant été avisée, la jeune femme se souvient avoir gardé un crucifix à l’époque des Jésuites, et que les Pères lui disaient souvent, que rien n’était supérieur à Dieu. Elle prit donc son crucifix et son scapulaire, procéda à un rite de protection de l’enfant et lui donna ses consignes.

Dans la nuit, l’enfant fut appelé auprès du maître qui lui demanda d’aller récupérer un livre qu’il aurait oublier sur un banc. Il était tard, l’enfant se préparait à sortir de la maison, alors sa mère l’appella, lui mit le scapulaire autour du cou et le crucifix dans la main, le confiant ainsi à Dieu.

Mon fils, dit-elle, l’homme que tu verras te dira « Baka la main », n’aie aucune peur, tend lui le crucifix et dis lui « Baka mon crucifix ». Il s’enfuira, tu prendra alors le livre et tu l’amèneras au Maître.

L’enfant partit chercher le livre et arrivé près du banc, satan lui dit : « Baka la main », serrant fort son crucifix, il répliqua « Baka mon crucifix », braquant celui-ci à la face de Satan. Le démon poussa un cri infernal et déguerpi en criant : « Diangolo »! Diangolo! Diangolo »!

Voyant l’enfant de retour, le maître devint tout à coup livide et demanda au négrillon s’il n’avait rencontré personne. L’enfant répondit négativement, selon les recommandations de sa mère. Le maître lui dit à nouveau : tu es bien sûr que tu n’as vu personne! Tu n’as pas remarqué un monsieur qui t’a parlé ?

Non maître, il n’y avait personne, j’ai trouvé le livre et je l’ai pris pour vous.Il ne dit plus un mot et fit signe au négrillon de sortir. Sur le coup de minuit la maison du colon fut le théâtre d’un désordre assourdissant avec bris et démolitions d’objets. Ce fut si terrible que les esclaves les plus courageux sortirent de leur cabane et allèrent voir.

Ils aperçurent des êtres étranges à cornes, à griffes et à queues qui emportaient le cadavre du maître.Pour ne pas faire état de la disparition du maître, on réalisa un cercueil dans lequel on posa un tronc de bananier.

La rumeur se répandit à toutes les plantations, et certains affirmèrent que le maître avait vendu son âme au diable et que celui-ci était venu le chercher.

 

Dolos ou Proverbes créole

A ban kourt ki fè gogo kontré : On utilise cette expression pour qualifier une rencontre inattendue, ou un évènement où des personnes se retrouvent.

Ti cochon mandé manman pou ki sa so djôl long kon sa, so manman répan tanto tanto : Dolo approprié aux gens qui croivent tout savoir et qui déclinent les conseils avisés.

A pa oun sèl jou tchou ka biswen dilo chô : On a toujours besoin des autres. Ce dolo est utilisé également quand une personne que vous appréciez vous fait du tord; tôt ou tard, elle revient vers vous.

Si zandoli té bon vian’, a pa asou bariè li té ké rété : Se dit d’un homme ou d’une femme qui a passé un certain âge, et qui est encore célibataire. Son célibat cache donc un défaut inavouable car si il ou elle était bien, sa vie sentimentale serait autrement.

Tro présé pa fè jou louvri : Rien ne sert de courir il faut partir à temps. On arrive à rien dans la précipitation.

Béf douvan bwè bon dilo : Les premiers arrivés seront les mieux servis.

La vi-a a pa oun bol toloman : la vie n’est pas une partie de plaisir, c’est une lutte perpétuelle

Ou pé pa kouri ké graté pié : On ne peux pas faire deux choses à la fois

Kouri vit, la pli ka vinn : Se dit souvent aux enfants quand on leur demande de faire quelque chose car ils sont parfois trop lents.

A couto sèlmen ki savé sa ki ka pasé en tchô yanm : Ce proverbe imagé est souvent employé quand les gens parlent de choses qu’ils ne connaissent pas, surtout pour les affaires de couple.

Fô dronmi a poulayé poul pou savé si li ka ronflé : Encore un proverbe très imagé qui caractérise les conflits de couple, car les apparences sont souvent trompeuses. On croit parfois connaître quelqu’un et découvrir par le biais de son ou sa compagne une personnalité ou des traits de caractères qui nous sont inconnus.

Chac cochon ganyen yé sanmdi : Tôt ou tard la roue fini par tourner, tout se paie dans la vie.

 

 

Touloulous lari

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Et les voilà nos touloulous sales (des touloulous qui n’ont pas de déguisements harmonieux) avec leurs chansons très fantaisistes…

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A l’origine, le carnaval étant une liesse populaire spontanée, il n’y avait pas réellement de création de costumes

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Chacun trouvait une vielle robe ou un vieux pantalon, s’habillant à sa guise dans le but d’amuser le public.

Si aujourd’hui, très peu joue le jeu de la spontanéité, les touloulous sales comme on les appelle, demeure des vestiges de notre patrimoine.


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  • Album : Carnaval 2009
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Statue de Jean Galmot

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Schoelcher

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Affiche

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Auteur:

laguyane

Mo ti koté (Mon pays)

"Eldorado, Enfer vert, terre du bagne", tous ces surnoms font la réputation de la Guyane, mais "a mo ti koté" parce que mon pays m'a vu naître, m'a insufflé dans les entrailles l'amour de ma terre. Mo ti koté a pli bel koté...Mo ti koté, a péi lanmou...Mo ti koté a mo pli bèl richès.

l’audace d’un peintre

l’audace d’un peintre

Portrait…

Salut, moi c'est Patricia, je suis une créole, mère de famille résidant à Cayenne ville capitale de la Guyane, et je suis actuellement en recherche d'emploi. Très impliquée dans la vie associative (culturelle, bienfaisance, apprentissage du savoir faire traditionnel...), je confectionne également des poupées pour les mariages, la déco, ou les poupées en chiffons. J'aime les activités manuelles, la pâtisserie, la cuisine et plein d'autres choses.

la place du coq

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Maison créole –

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la tradition

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armoirie de la guyane

armoirie de la guyane

guyane13big.jpg

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